Il n’a pas fallu longtemps pour que nos « bobos salonards »de la gauche caviar habitués du discours sur l’inégalité sociale nous livrent leur analyse.
Dès ce week end, le Maire de Paris, grand pourfendeur de l’inégalité sociale, dont la clé de voûte de la rénovation des quartiers repose sur la construction de couloirs de bus et de pistes cyclables, nous assenait sa vision de l’origine des troubles actuels : les mots du Ministre de l’Interieur ! – eux- mêmes pourtant bien moins directs que ceux du Secrétaire national du PS Malek Boutih il y a quelques mois- En effet pour les Bobos salonards, en politique tout est affaire de rhétorique, de slogan de salon ; les derniers en date :« Sarkozy démission » ou « police de proximité ».
De façon bien aventurière, Nöel Mamère trouvait la cause de l’embrasement d’un quartier de sa ville de Bègles une fois encore dans les paroles du Ministre de l’Interieur. On serait tenté de lui répondre que si ces propos ont suffi à « mettre le feu aux poudres », c’est sans doute que « sa politique des quartiers » était bien peu performante – CQFD Mr Mamère.
Dans les faits, on assiste au travers de ces évenements à une nouvelle manifestation de l’impuissance du Mamouth : la France est malade de son Etat : un Etat dont l’autorité est physiquement contestée dans les banlieues, un Etat « pillé »( lire l’Expansion ce mois-ci : les fraudes et arnaques aux organismes sociaux représentent 3 à 5 Mds/ an) et incapable de se défendre face aux arnaqueurs de tout poil, un Etat surendetté qui perd sa capacité de réaction.
Le discrédit qui frappe actuellement les hommes politiques depuis deux décennies n’est que la conséquence de leur incapacité à réformer cet Etat, bras séculier de leur action. Les Français n’attendent pas de l’Etat qu’il produise des voitures, ou qu’il exploite des autoroutes, mais exigent qu’il garantisse leur sécurité,ou encore un niveau d’éducation satisfaisant au bénéfice de la population. Enfin on peut attendre de la puissance publique qu’elle facilite l’initiative économique contribuant ainsi activement à la production de richesses supplémentaires en banlieue et ailleurs.
L’Etat doit donc se recentrer sur ses priorités urgemment afin de restaurer son autorité et les hommes politiques leur crédit dans l’opinion.
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